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Posted by on Juin 10, 2016 in Journal de bord, La préparation | 0 comments

Chaque pays, son chocolat : qu’est-ce qui influence la sélection?

Par Joanie Normandin, Audrey Dumont et Élisabeth Ste-Marie

 

Saviez-vous qu’en moyenne un Canadien consomme 4 kilos de chocolat par année1 et qu’un Belge en consomme 7,5 kilos2? Toutefois, avec 12,22 kilos par habitant, ce sont les Allemands qui sont les leaders mondiaux de la consommation de chocolat en 2015! Les joueurs de l’industrie se livrent à une forte concurrence, d’où l’importance de la segmentation. En ce sens, les Allemands et les Français n’ont pas du tout les mêmes goûts. Pourtant, on pourrait généraliser ces deux marchés considérant qu’ils sont tous deux européens. Néanmoins, certains consommateurs sont à la recherche de chocolat bon pour la santé et le bien-être alors que d’autres considèrent le chocolat comme un « luxe au quotidien » et une indulgence abordable3. Ainsi, ils préfèrent se gâter avec un chocolat plus sucré, tel est le cas des Allemands.

Dans cette optique, comment un producteur peut-il se démarquer sur le marché et s’adapter aux différents segments ainsi qu’au goût singulier de chacun des consommateurs? Est-ce qu’il existe des indicateurs ou des attributs universels qui influencent les consommateurs dans leur processus d’achat?

La tentation est-elle la même pour tous?

laurSur le marché, on retrouve plusieurs marques et types de chocolat, certains destinés à une consommation de masse et d’autres àune consommation raffinée ou même transformée. Les gestionnaires d’entreprises doivent adapter leurs stratégies de communication afin de bien rejoindre les consommateurs potentiellement intéressés par leur offre. Déterminer les bons éléments à mettre de l’avant sur l’emballage des produits et dans les communications de la marque est donc une étape nécessaire, et ce, en fonction des comportements et des habitudes de consommation des publics ciblés.

Dans diverses industries, les produits que consomme le segment élitaire deviennent de plus en plus accessibles. Garder un oeil sur la concurrence des entreprises manufacturières de chocolat de qualité inférieure est donc de mise. En parallèle, une étude qui porte sur la segmentation des marchés du vin relève que les entreprises bas de gamme ont nettement amélioré leur qualité.4 Cela est principalement dû au fait que les nouveaux pays producteurs sont aptes à produire à grande échelle des vins de qualité standard, et ce, à un coût inférieur à celui des vieux pays du vin.

Le prix étant un élément considéré par le client, ce dernier serait-il prêt à débourser davantage pour connaître la provenance du chocolat?

Sensible ou pas à la traçabilité?

Au Québec, le logo Aliments du Québec accentue l’intention d’achat des consommateurs en leur permettant de se sentir mieux et de sentir qu’ils encouragent leur communauté au détriment du prix. La situation est similaire pour le chocolat. En effet, une étude sur la traçabilité menée au Danemark auprès de 1064 répondants a démontré qu’une étiquette crédible de traçabilité influence considérablement l’intention d’achat du consommateur. Les Danois sont davantage sensibilisés aux produits santé qui encouragent le commerce équitable. Elle permet aussi au client d’être confortable avec son choix de se procurer une savoureuse barre chocolatée.

Le consommateur n’est donc pas à la recherche d’une liste de facteurs pour diminuer sa culpabilité de manger une friandise, mais plutôt d’une indication de traçabilité. Lorsque cette dernière est présente, il effectue un jugement rapide et émotif plutôt que raisonné qui l’influence dans sa sélection impulsive. Il est dont simple de trouver des raisons de manger du chocolat!

Toutefois, retracer la provenance de chacun des ingrédients d’un aliment représente un défi de taille. C’est pourquoi les artisans du chocolat doivent s’assurer que leur clientèle est sensible à l’attribut de traçabilité.

Êtes-vous curieux de savoir par où sont passées les fèves de cacao transformées que vous mangez?

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Euro Marketing 2016

Dans le cadre du voyage d’étude Euro Marketing réalisé en France et en Belgique du 20 au 26 juin 2016, nous aurons la chance de rencontrer un grand chocolatier local, Laurent Gerbaud. Nous profiterons de l’occasion pour approfondir notre réflexion quant à la commercialisation et à la promotion de produits raffinés en fonction des marchés visés.

Bibliographie

4BARRÈRE, Christian. Un modèle évolutionnaire de segmentation des marchés du vin , Économie rurale [En ligne], Octobre 2007, http://economierurale.revues.org/1902, (Page consultée le 31 mai 2016).

2GAZANNE Hayat. Les Allemands, leader européen… de la consommation de chocolat, Le Figaro [En ligne], octobre 2015, mis en ligne octobre 2015,http://www.lefigaro.fr/conso/2015/10/28/05007-20151028ARTFIG00004-les-allemands-leader-europeen8230de-la-consommation-de-chocolat.php (Page consultée le 1er juin 2016).

3HAASCH, Karianna. Challenges for Chocolate Brands, mechtronics [En ligne], Février 2015, http://www.mechtron.com/blog/challenges-for-chocolate-brands/ (Page consultée le 1er juin 2016).

1 SIROIS, Jean-Pierre . Profil sectoriel – La fabrication de sucre et de confiseries, Transformation alimentaire du Québec [En ligne], 2009,http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Profilsectoriel_Fabricationsucreetconfiseries.pdf (Page consultée le 1er juin 2016).

 

 

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