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Posted by on Juil 14, 2013 in Journal de bord, L'expérience, Témoignages | 0 comments

Rencontre d’une femme inspirante: Marie Aréna

En Belgique, nous avons été faire une visite au Sénat Belge. C’est la sénatrice belge originaire de la Sicille, Marie Aréna, qui nous a acceuilli dans une grande pièce de réunion. Marie Aréna a porté plusieurs chapeaux avant d’être au Sénat, dont ministre de l’éducation. Ça fait maintenant plus de 13 ans qu’elle oeuvre en politique.

Charismatique, inspirante, et très attachante, elle a su nous dresser un portrait bien complet et simple d’une situation politique complexe en Belgique. Parmi nos visites, c’est certainement une rencontre dont je vais me rappeler longtemps.

D’abord, dans le cadre de négociations entre le Sud et le Nord de la Belgique, il y a présentement la 6e réforme institutionnelle du Sénat. Dans le cadre de cette réforme, il y a le retrait des fonctions du Sénat, et le Sénat gardera seulement ses fonctions de conflit de compétences. Un intérêt que Marie Aréna ne partage pas particulièrement pour les conflits… Elle ira donc travailler sur l’Europe, en décidant de faire parti des élections de 2014.

Marie Aréna travaille pour un monde plus juste et éthique. Elle se dit socialiste et pour elle, cela signifie des normes sociales et environnementales plus juste et éthique. Cela n’a rien avoir avec une vision anti-économie ou anti-entreprise. Mais il y a une façon de faire les choses de façon à respecter un équilibre social. Parfois mon copain me parle que plus tu payes d’impôts, c’est que plus tu en a gagné…Et bien, c’est aussi ce qu’elle a mentionné et cela m’a bien valu un sourire en coin: « Plus je gagne et plus je paye».

Ce qui la passionne, et nous l’avons bien entendu, c’est le travail sur des principes éthiques. Évidemment, en Belgique, ce n’est pas la gauche qui l’emporte. Mais pour elle, elle se bat pour une sécurité sociale, c’est-à-dire une meilleure redistribution des richesses.

Nous avons aussi abordé avec elle l’enjeu de l’accord entre les États-Unis et l’Union Européenne. Il s’agit ici de deux cultures complètement différentes. Nous voulions avoir son opinion et nous l’avons eu. C’est intéressant de rencontrer différentes personnes et de voir leur différence d’opinion. Dans le cas de la sénatrice, il y a une petit réticence étant donné les réalités culturelles distinctes des 2 pays, entre autres. Parmi les autres enjeux il y a l’alimentation, la défense et les armements puis la protection du pays.

La Belgique est un pays plutôt complexe à gérer, du au fait des différences des cultures et des langues. Un côté la Flandre, et de l’autre la Wallonie. Puis au milieu, Bruxelles, qui est un peu comme le Québec, à 90% francophone. Entre les différents peuples, il y a un peu d’animosité… Historiquement, c’était la noblesse francophone, avec la lutte de la noblesse et tout, pour faire une histoire courte, les flammands n’aimaient pas les francophones.

Marie Aréna a beaucoup d’ambition et un fort désir de rassembler les gens. Lorsqu’elle était ministre, elle a créé des bourses d’études pour envoyer les jeunes se mêler aux autres et ainsi, apprendre le Flammant. Étant donné que 80% des jeunes en Belgique parlent le flammant, il y a beaucoup d’intérêt de la part des francophones à l’apprendre, mais pas le contraire.

Lorsqu’elle nous parlait, tout cela semblait bien évident. Le mélange des cultures, apprendre de nos voisins les différences de culture. Son désir de l’éducation bilingue, n’est pas si loin de notre réalité québécoise. Une langue primaire qui est le français, puis l’apprentissage d’une 2e langue, l’anglais.

À la fin de notre rencontre, nous lui avons demandé ce qu’elle pensait du désir de Pauline Marois, de retirer l’enseignement de la langue anglais dans les écoles au Québec. Sa réponse nous a beaucoup plu. Pour ma part, ça fait tout son sens.

«On ne défend jamais son identité en retirant quelques chose»

Pour elle, on vient seulement ajouter quelque chose. Elle est 100% pour les identités multiples et en autant que l’on sait d’où on vient, notre culture n’est pas à risque. Tout en ajoutant que «c’est du suicide si on a pas l’anglais!»

J’ai bien apprécié ma rencontre avec elle. Elle a des opinions franches, de l’ambition, des idées ouvertes, une vision large d’un monde meilleur et diversifié. Je pense que l’on a tous besoin d’une personne comme elle dans nos politiques. J’ai adoré son côté humain, et ses anecdotes avec sa touche de féministe et d’humour.

Pour la Belgique, c’est une histoire à suivre…

 

Euromarketing au Sénat

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