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Posted by on Mai 27, 2013 in La préparation | 1 comment

Rencontre avec monsieur Pierre-Marc Jonhson

C’est au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke qu’a eu lieu notre rencontre avec monsieur Pierre-Marc Johnson, ancien premier ministre du Québec.

Monsieur Johnson a été invité afin de nous entretenir sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe qui est actuellement en cours de négociation. Ce dernier agit d’ailleurs à titre de négociateur pour cette entente. La rencontre est préparatoire à celle que nous aurons en Belgique à la Commission Européenne le 21 juin prochain.

Lorsque l’on fait des recherches sur le Web, il est très difficile d’obtenir des informations fiables à ce propos, c’est pourquoi la rencontre avec monsieur Johnson nous a beaucoup éclairé.

À savoir 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il y a certaines choses que nous devons savoir :

  • L’Union Européenne compte 28 pays et représente un marché de plus de 500 millions de personnes.
  • L’Union Européenne est à ce jour le second marché d’importation le plus important au monde.
  • Ce n’est pas la première fois qu’une telle entente est en négociation. En effet, depuis 30 ans il y a eu 3 négociations qui n’ont malheureusement pas abouti. Celle qui est en cours actuellement a débuté officiellement le 6 mai 2009 à Prague.

Pour qu’une telle entente soit mise en place, nous devons avoir certains points en commun avec l’autre pays. Avec l’Europe, nous partageons la langue, l’histoire, le régime juridique et les valeurs culturelles.

L’entente et ses objectifs 

Proprement dit, l’entente qui est en cours de négociation est bien plus qu’un accord de libre-échange, puisqu’il s’intéresse aussi à la circulation des personnes.

Il y précisément 3 objectifs à l’entente. Le premier est d’éliminer les tarifs à l’entrée, c’est-à-dire les tarifs douaniers. Le second est de libéraliser les services principalement par la reconnaissance des qualifications. Le troisième objectif est de favoriser la circulation des capitaux.

Le traité ne signifie pas nécessairement que nos biens se vendront mieux à l’étranger, mais l’entente nous permettra de développer des partenariats pour le développement du marché.

Intérêts et retombés pour le Québec 

Les exportations québécoises avec les États-Unis ont drastiquement diminué depuis les attentats du 11 septembre 2001, car les États-Unis ont adopté une politique protectionniste. Depuis ce temps, notre dollar s’est apprécié donc les produits canadiens ont perdu de leur attrait pour les Américains.

À la lumière de ces informations, nous pouvons conclure qu’il est intéressant pour le Canada, un petit marché de 35 millions de personne, de pénétrer un aussi grand marché que le marché européen.

Cet accord mènera forcément à des investissements européens importants au Canada. Dans un pays où il manque 150 000 personnes pour être viable, les investissements étrangers sont nécessaires pour le développement du territoire et l’utilisation des ressources.

La libéralisation des services est une très bonne nouvelle pour les Canadiens, puisque nous en avons une offre importante. Le taux de change nous étant favorable il est d’autant plus avantageux pour les Européens de faire affaire avec les Canadiens.

On estime pour le Québec des retombées économiques de l’ordre de 0,77% du PIB de la province.

La clôture de la rencontre 

Monsieur Johnson a terminé en nous disant : «nous avons établi 3 objectifs principaux à l’entente, maintenant nous en négocions les 1001 exceptions! ». Il y a en effet des limites à cette entente concernant des domaines comme l’éducation, la santé et les services sociaux. Par contre, le traité permettra aux compagnies européennes de soumissionner pour les appels d’offre publics sans subir de discrimination, et l’inverse est aussi vrai.

Certaines personnes s’opposent à cette entente, en disant par exemple que ça empêchera les municipalités de favoriser les petits bureaux d’ingénieurs locaux… Critique qui tombe à point dans l’actualité québécoise! Justement le traité permettra d’augmenter la concurrence et donc de diminuer la possibilité de corruption. Au final, c’est le contribuable qui en bénéficie. Et le contribuable, c’est nous !

 Mot de la fin

Monsieur Johnson a été extrêmement généreux de son temps et a répondu à plusieurs de nos questions. Pour des étudiants et futurs hommes et femmes d’affaires comme nous, c’est très inspirant qu’un homme politique de cette importance prenne le temps de s’entretenir avec nous.  Nous tenons à le remercier sincèrement du temps précieux qu’il nous a accordé.

1 Comment

  1. J’ai trouvé cette conférence très impressionnante et édifiante. Décidément, Monsieur Johnson sait de quoi il parle et a su nous transmettre son savoir. 🙂

Trackbacks/Pingbacks

  1. Oui oui, nous avons rencontré Pierre-Marc Johnson! | EURO marketing udes - [...] d’un post précédent, Justine vous a fait mention de notre rencontre avec monsieur [...]

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